Epaule - Cabinet Yann Bourrel

La douleur d'épaule est le plus souvent liée à la coiffe des rotateurs — un groupe de muscles qui stabilise l'articulation — ou à une instabilité de l'épaule pouvant aller jusqu'à la luxation. Au cabinet Yann Bourrel, aux Milles (Aix-en-Provence), ces pathologies sont prises en charge en kinésithérapie du sport.

L'épaule est l'une des articulations les plus utilisées du corps humain. C'est grâce à elle que les gestes les plus anodins du quotidien sont possibles — conduire une voiture, se brosser les dents — comme la pratique sportive : natation, water-polo, tennis, boxe. Parce qu'elle est aussi essentielle au quotidien qu'au sportif, il est important de comprendre son fonctionnement et ses pathologies.

La coiffe des rotateurs : rôle et anatomie

La coiffe des rotateurs est un ensemble de 4 muscles qui se terminent sur l'humérus :

  • un rotateur interne : le subscapulaire ;
  • deux rotateurs externes : l'infra-épineux et le petit rond ;
  • un abducteur : le supra-épineux.

Toute cette structure, située autour d'un seul et même os, permet de stabiliser l'épaule. C'est sa fonction principale. La coiffe sert aussi à centrer, maintenir et lier la tête humérale avec la cavité glénoïdale.

Lésions de la coiffe et symptômes

Des mouvements sollicitants et répétitifs usent les tendons de la coiffe et entraînent parfois un déplacement de l'épaule vers le haut, l'avant ou le côté. Il en résulte un frottement entre le tendon et l'os, qui provoque une inflammation limitant les mouvements — le frottement s'aggrave alors, et ainsi de suite : le cercle vicieux s'installe.

Deux facteurs entraînent généralement la lésion :

  • un traumatisme apparent : accident, faux mouvement, chute ou mouvement répétitif, notamment chez les sportifs ;
  • un traumatisme non apparent : le patient est incapable d'identifier le déclenchement de la lésion.

D'autres causes existent : la forme de l'omoplate, ou une prédisposition génétique augmentant le risque de blessure.

La coiffe est sujette à différents types de lésions :

  • la déchirure du tendon : le tendon rompt à cause du frottement contre l'os ;
  • la tendinose : surproduction de tissu graisseux dans le muscle, du fait de la blessure du tendon ;
  • la tendinite : souvent associée à l'inflammation du tendon.

Les symptômes varient selon la nature de la blessure. Il arrive que les patients ne ressentent aucune douleur. Dans d'autres cas, les douleurs surviennent lors des mouvements vers l'avant ou sur le côté. L'épaule supporte mal les charges : le patient est par exemple incapable de dormir sur le côté ou de porter des charges importantes. Article complémentaire : pathologies de la coiffe des rotateurs.

Anatomie de l'épaule : 5 articulations, pas une

Contrairement aux idées reçues, l'épaule n'est pas constituée d'une seule articulation mais de cinq :

  • sterno-costo-claviculaire ;
  • acromio-claviculaire ;
  • scapulo-serrato-thoracique ;
  • scapulo-humérale ;
  • bourse synoviale sub-acromio-deltoïdienne.

Elles opèrent autour de 4 éléments osseux principaux : la tête humérale, l'omoplate, la clavicule et le sternum.

Deux groupes de muscles participent au mouvement :

  • les muscles intrinsèques : deltoïde, petit rond, coiffe des rotateurs ;
  • les muscles extrinsèques : biceps, triceps, rhomboïde, trapèze, grand et petit pectoral, dentelé antérieur, subclavier, sterno-cléido-mastoïdien, élévateur de l'omoplate.

L'épaule est dotée d'une très grande mobilité : elle est capable de mouvements sur les trois plans de l'espace. C'est précisément pour cette raison qu'elle est exposée à des risques importants, notamment de dislocation.

L'épaule instable

Avec cette grande mobilité, l'épaule requiert une grande stabilité : muscles, os et ligaments doivent être en parfait équilibre. Dans le cas contraire, la tête de l'humérus sort de la cavité glénoïde — on dit que l'épaule est « instable ». Plusieurs facteurs peuvent en être à l'origine :

  • une détérioration dans le développement de la tête des os ;
  • un relâchement des tissus conjonctifs ;
  • un déficit de contrôle moteur ;
  • un ou des événements traumatiques ;
  • un déficit de stabilité.

La subluxation apparaît lorsque la tête de l'humérus n'est sortie que partiellement de la cavité glénoïde. En général, les patients ne traitent pas cette pathologie, habituellement peu douloureuse. Pourtant, au fil du temps, la situation est susceptible de s'aggraver : les structures censées stabiliser l'articulation ont tendance à se desserrer.

La luxation de l'épaule

Lorsque des dysfonctionnements mécaniques et moteurs ne permettent plus à l'épaule de répondre aux instructions du cerveau au bon moment, la luxation survient. C'est la perte totale de contact entre les surfaces articulaires — pour l'épaule, on parle le plus souvent de l'articulation gléno-humérale, la tête humérale se retrouvant généralement en avant.

On la reconnaît facilement :

  • douleur aiguë dans l'épaule ;
  • perte de la mobilité ;
  • déformation parfois visible, surtout dans les cas très graves (heureusement rares).

La kinésithérapie de l'épaule

La prise en charge vise d'abord à calmer la douleur et l'inflammation (techniques manuelles, ondes de choc pour les tendinopathies, técarthérapie), puis à restaurer la mobilité et à renforcer la stabilité : recentrage de la tête humérale, travail de la coiffe et des muscles stabilisateurs, contrôle moteur — pour permettre une reprise durable des activités.

Questions fréquentes

Douleur d'épaule : quand consulter un kiné ?

Dès qu'une douleur gêne vos gestes du quotidien, votre sommeil ou votre pratique sportive, ou si elle persiste malgré le repos, un bilan est recommandé pour en identifier l'origine.

Peut-on soigner une tendinite de l'épaule sans opération ?

De nombreuses tendinopathies de la coiffe s'améliorent avec une prise en charge kinésithérapique adaptée. La décision dépend du bilan et de l'évolution ; le cabinet travaille au besoin avec le médecin du sport de l'équipe.

Une épaule douloureuse ou instable ? Contactez le cabinet à Aix-en-Provence (Les Milles).